Samburu Special Five

La région de Samburu est réputée pour ses Special Five. On trouve ces 5 espèces rares et parfaitement adaptées dans les zones sèches et semi-arides du nord du Kenya ainsi que dans certaines parties de l’Éthiopie.

  • Zèbre de Grévy – Grevy’s Zebra (Equus grevyi). L’espèce se distingue par ses fines rayures et ses grandes oreilles.
  • Girafe réticulée – Reticulated Giraffe (Giraffa reticulata). Le motif géométrique de son pelage est remarquable.
  • Oryx Beisa – Beisa Oryx (Oryx beisa beisa). Une antilope du désert dotée de longues cornes droites.
  • Gazelle à cou de girafe – Gerenuk (Litocranius walleri). Elle se dresse sur ses pattes arrières pour brouter.
  • Autruche de Somalie – Somali Ostrich (Struthio molybdophanes). Le cou et les pattes sont bleu chez les mâles.

Le zèbre de Grévy est la plus menacée des 3 espèces, considérée comme en danger. Il reste seulement 2 500 à 3 000 individus vivant à l’état sauvage. Le Grevy’s Zebra Trust (GZT) travaille à la protection et au suivi des populations.

Pour la petite histoire, son nom est un hommage au Président français Jules Grévy. En 1882, L’empereur d’Éthiopie Ménélik II lui avait envoyé un zèbre comme cadeau officiel et des scientifiques du museum d’histoire naturel avait alors identifié une espèce distincte.

Il est plus grand que le zèbre des plaines, avec des rayures noires et blanches étroites et rapprochées qui ne descendent pas jusqu’au ventre. Ses oreilles sont plus grandes et plus arrondies. On l’observe en plus petits groupes, à proximité des rivières, des prairies sèches et des forêts d’acacias. S’il dépend des sources d’eau permanentes comme la rivière Ewaso Ng’iro, il peut passer plusieurs jours sans boire. Il dispose d’un système digestif qui lui permet d’extraire l’humidité de l’herbe sèche.

Nous avons vu des zèbres de Grévy dans la réserve nationale de Samburu et dans le Borana Conservancy, avec le Mont Kenya en arrière-plan !

Ils sont de parfaits sujets pour des images «high key» converties en noir et blanc !

La girafe réticulée est l’une de 4 espèces de girafes. L’espèce est en danger, il reste moins de 16 000 individus à l’état sauvage.

Sa robe se compose de grandes taches séparées par des lignes blanches. C’est vraiment le motif que je préfère.

Elle est plus grande que la plupart des girafes, pouvant atteindre 5,7 mètres. On trouve la girafe réticulée dans les savanes arides, les forêts d’acacias et les forêts riveraines. Elle se nourrit principalement de feuilles d’acacia à l’aide de sa longue langue préhensile. Une astuce pour distinguer le mâle de la femelle ? Le mâle a plusieurs cornes et elles sont lisses; les 2 cornes de la femelle sont poilues.

À Samburu, on l’observe souvent en petits troupeaux près de la rivière Ewaso Ng’iro. Mais c’est à Namunyak que nous en avons vu le plus, réunies en grandes troupes. Un truc (un peu inutile) pour briller lors d’un safari ou à la machine à café : pour désigner un groupe de girafes en anglais, on utilise l’expression « tower of giraffes » quand elles sont regroupées pour manger par exemple et de « journey of giraffes » quand elles se déplacent.

L’Oryx beisa est une grande antilope dotée de cornes droites chez les mâles comme chez les femelles. L’espèce est quasi menacée en raison du braconnage et de l’empiètement sur son habitat. Les réserves naturelles de Samburu contribuent à leur protection en créant des corridors écologiques sécurisés.

Son pelage est brun gris avec des marques faciales distinctives noires et blanches. Le ventre est blanc, une bande noire court le long des flancs. L’oryx fréquente les prairies semi-arides et les plaines ouvertes. L’espèce est adaptée au désert, comme nous l’avons constaté en Namibie : il peut supporter une chaleur extrême et vivre plusieurs semaines sans boire, en tirant son hydratation des plantes.

Le gerenuk est assez étrange et c’est un sujet intéressant à photographier, surtout lorsqu’il se dresse sur ses pattes arrières. L’espèce est quasi menacée en raison de la chasse et de la destruction de son habitat.

Il est surnommée l’antilope-girafe en raison de son long cou et de ses pattes élancées. Sa petite tête est dotée de grands yeux et de grandes oreilles.

Il est capable de se dresser sur ses pattes arrières pour atteindre les feuilles les plus hautes dans les buissons épineux secs, les zones de broussailles et les forêts d’acacias. Il se nourrit exclusivement de feuilles et de fleurs. Il n’a jamais besoin de boire.

L’Autruche de Somalie est plus grande que l’autruche commune, avec des pattes de couleur bleu chez les mâles. Les mâles ont un plumage noir et blanc, tandis que les femelles sont de couleur brun grisâtre. L’autruche est l’oiseau le plus rapide à la course (il peut atteindre 70 km/h).

On la trouve dans les prairies ouvertes, les plaines arides et les zones semi-désertiques. Principalement herbivore, elle se nourrit parfois d’insectes. Elle présente des adaptations lui permettant de résister à la chaleur, telles qu’une peau bleue, aucun poil au niveau du cou et des pattes, ce qui permet de dissiper la chaleur. La couleur rouge sur la face des pattes avant traduit une excitation intense.

On l’observe seul ou en petits groupes, parfois à proximité de troupeaux de zèbres ou d’antilopes. L’espèce est vulnérable, étant menacée par la chasse pour sa viande et ses plumes.

Consulter le détail des catégories des listes rouges de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).