De glace…

5 glaciers couvrent 11% de la superficie de l’Islande. Avec une superficie de 8 100 km², le Vatnajökull est le plus grand glacier d’Europe, soit à peu près à la taille de la Corse.
L’épaisseur moyenne de la glace du Vatnajökull est de 400 mètres, avec une épaisseur maximale de 1 000 mètres. Le Vatnajökull compte environ 30 glaciers terminaux. Cette calotte glaciaire est tellement gigantesque qu’elle recouvre plusieurs volcans actifs !

Crédit adventures.com

Premier contact avec la glace à Solheimajökull Glacier Tongue. Le Sólheimajökull est une langue glaciaire (11 km) du Mýrdalsjökull, plus imposant. Entre 1930 et 1969, le glacier a reculé de 977 mètres. Entre 1969 et 1995, une période plus froide, il avait regagné 495 mètres. Depuis, il ne cesse de reculer : il est à 1794 mètres du pointage de 1930.
Le Sólheimajökull est accessible par une route goudronnée de 4,5 km depuis la Route 1. Une courte marche de 15’ conduit vers le glacier. Parking payant, petite restauration et toilettes.

La lagune de Jökulsárlón est un site très touristique, où de nombreux prestataires proposent des activités. Nous avons choisi de suivre le Jökulsárlón glacier trail, qui permet d’approcher les icebergs. Parking gratuit.

Malgré l’interdiction, des vikings ont choisi de s’immerger !!!

Dans ce secteur, le littoral est parsemé de blocs de glace, et on peut y voir des phoques. Un « incontournable » est la plage de sable noir de Diamond Beach parsemée de morceaux de glace. J’ai fait l’impasse : trop de gens qui se disputent les blocs de glace et font collection de selfies… tout ce que je déteste.

La lagune de Fjallsárlón est adossé à Fjallsjökull – un glacier d’écoulement du Vatnajökull – large d’environ deux kilomètres. Fjallsárlón est le quatrième lac le plus profond d’Islande (70 mètres en moyenne). La lagune est alimentée par les glaciers Fjallsjökull et Hrútárjökull. Miðaftanstindur, un sommet triangulaire ajoute à la beauté du paysage.

Le glacier Fjallsjökull recule depuis un certain temps déjà. Il a probablement atteint sa taille maximale dans les années 1870.
Aujourd’hui, des icebergs se détachent du Fjallsjökull et glissent dans la lagune. Ceux-ci varient en termes de :
– taille : de petits morceaux à des blocs massifs,
– forme : irrégulière ou lisse,
– couleur : opaque avec des stries grises et noires (traces de cendres volcaniques), ou des nuances de bleu vif.

Fjallsárlón est plus tranquille que Jökulsárlón et l’on a une meilleure vue sur le glacier. Nous avons choisi de faire un tour en zodiac de 45 minutes avec Fjallsárlón Iceberg Boat Tours. Notre guide était français, et la visite très instructive. Thomas a veillé à ce que tous les participants aient les mêmes opportunités photographiques… et fait lui même les photos souvenirs.

Budget : 22600 ISK comprenant le prêt d’un pantalon et d’une veste étanches. Il est possible de déjeuner sur le site, dans un self. La soupe et les skyr-cakes sont excellents mais le prix fait mal ! https://fjallsarlon.is/frost-restaurant/

Dernière expérience au contact des glaciers islandais à Husafell. Le Langjökull est le second plus grand glacier d’Islande, avec une superficie de 953 km². Langjökull signifie « le long glacier ». Il cache plusieurs systèmes volcaniques sous son bouclier de glace de 580 mètres d’épaisseur.

Into the Glacier est un tour opérateur qui propose l’accès au plus grand tunnel de glace du monde. Nous avons choisi une excursion combinant une promenade sur le glacier en motoneige et l’exploration de la grotte de glace. (272€ – durée 4 heures – combinaison grand froid fournie ainsi qu’un casque, un masque de ski, des sur-chaussures étanches, des gants et des crampons pour le tunnel)
L’organisation est efficace : le transfert depuis Husafell jusqu’au Klaki Base Camp se fait en bus. À l’arrivée, on s’enregistre et on enfile sont équipement, puis vient l’embarquement dans un ancien véhicule militaire de l’OTAN reconverti.

Une fois sur le glacier, nous suivons une formation express de conduite en motoneige par notre guide de glacier Maddy. Une courte montée nous mène au tunnel de glace, un gros tuyau en plastique.

J’étais perplexe quant à l’intérêt du tunnel de glace. Ce n’est pas une caverne naturelle, aucune n’est accessible en été. En fait, c’était très intéressant : le tunnel est certes artificiel, et entretenu quotidiennement pour la sécurité des visiteurs, mais il donne accès au coeur d’un glacier vivant. On peut observer un moulin et traverser plusieurs crevasses. Anecdotique mais sympathique, on peut boire l’eau du glacier qui s’écoule du plafond du tunnel.

Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo. Le temps magnifique nous a permis de monter au sommet du glacier à presque 1500 mètres et de profiter à la fois de la conduite sur neige et du paysage dégagée comme rarement d’après Maddy.

Pendant ce séjour islandais, nous avons eu la chance de voir le sommet d’une calotte glaciaire, l’intérieur du glacier, un glacier d’écoulement et sa lagune glaciaire… de quoi mieux comprendre le cycle de vie des glaciers et de prendre conscience de leur fragilité face au changement climatique.