Lewa-Borana Landscape
La réserve de Borana protège 12 000 hectares sur le plateau de Laikipia, à 2 000 mètres d’altitude. Le ranch comme l’appelle les locaux se trouve au pied du mont Kenya (5199 mètres) et à seulement 10 km au nord de l’équateur. Cette région, surnommée « White Highlands » avait été choisie par l’administration coloniale pour implanter des fermes d’élevage.

Le Borana Conservancy se consacre à la conservation durable de la faune sauvage, de son habitat et au développement des moyens de subsistance locaux. Il est membre du Laikipia Wildlife Forum, qui regroupe 24 Conservancies et organise la conservation. Depuis 2015, les clôtures sont tombées entre les conservancies de Borana et Lewa, formant le Lewa-Borana Landscape.
La réserve est nichée entre un paysage aride au nord et les anciennes forêts primaires au sud. Cette zone de conservation abrite 14% des rhinocéros du Kenya, mais aussi 90% de la population globale des zèbres de Grévy, soit 2350 individus.
Les activités sont si nombreuses que 3 jours ne suffiront pas ! https://www.borana.co.ke/all-activities#beyond-the-game-drive
Nous avons privilégié les game drives (5) avec nos deux guides Richard, puis Lawrence. Le lodge essaye d’attribuer une voiture privative à chaque cottage ou groupe. Ce fut le cas pour nous, appréciable quand il s’agit de donner ses priorités.
Je voulais simplement voir des rhinocéros, les guides voulaient nous montrer les big cats… tous les autres animaux étant les bienvenus 🙂
Les guides organisent les safaris entre le secteur ouest et le secteur est.
La silhouette iconique du Mont Kenya est très présente à l’ouest, dans un paysages de savanes et de collines qui évoquent Tintin au Congo ! Un remarquable réseau de pistes permet de sillonner chaque crête et d’explorer les vallées.



Il y a plusieurs plans d’eau dans ce secteur, dont un qui abrite 5 hippopotames. Personne de sait comment ils sont arrivés à Borana !


C’est à l’ouest que nous avons rencontré les fauves, à commencer par une famille de guépards, assez récemment arrivée de Lewa, qui a fait notre joie ! Une femelle et 4 jeunes de 9 mois, tantôt calmes, tantôt joueurs… C’est une performance pour cette mère, car statistiquement 1 jeune sur 20 ne survit pas.



Nous avons croisé les mêmes lionnes à plusieurs reprises, au repos les deux premiers jours.



Pour notre dernière matinée, celle-ci suivait des zèbres mais a fini par abandonner la chasse. Pour la petit histoire, ce serait Kim Kardashian dans cette voiture ? Elle séjournait dans une villa et ses deux gardes du corps étaient logés au Borana Lodge !


La partie orientale est marquée par Pride Rock – qui aurait inspiré Disney pour le fameux rocher dans le Roi Lion – les pistes y sont sinueuses. Nous y avons croisé des espèces spécifiques, le klipspringer qui vit sur les rochers et le cobe Defassa qui est très sombre à Borana.





La quête des rhinos est sans pression à Borana. Les rhinocéros blancs sont nombreux, vivent en petits groupes et sont peu farouches. Ils peuvent peser 2 à 3 tonnes, on les voit donc de loin.



Les rhinocéros noirs sont plus discrets, plus agressifs et vivent dans les buissons. Il est plus difficile de les repérer et de les approcher.

Richard nous a expliqués qu’une réserve qui protège les rhinocéros sacrifie d’une certaine façon les grands carnivores. Il faut en effet une forte présence humaine pour protéger les rhinos du braconnage – des patrouilles nocturnes et des éclaireurs en journée. Ces hommes se déplacent à pied. Cela dérange les lions et effraye les guépards, comme on le voit sur cette photo. Ici, l’éclaireur est à plusieurs centaines de mètres, notre voiture à 10 mètres.


Nos sorties ont été bonnes, objectivement, mais le ressenti à chaud est plus mitigé. Il n’y a pas un grand nombre d’animaux, mais le paysage compense. Et voir 3 éléphants sur une crête à 200 mètres est aussi une belle observation.
Même chose pour les oiseaux, il y a de la variété – notamment des rapaces – mais peu d’individus. Point positif : la végétation les rend bien visibles.




Les véhicules utilisés sont confortables mais hauts, pas vraiment adaptés pour la photographie. Nous avons essayé quelques techniques créatives, essentiellement des silhouettes sur les crêtes.









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